Imageur ultrasonore sans contact de l’oeil

La propagation d’une onde mécanique basse fréquence dans un solide est communément étudiée dans les domaines de la géophysique, du BTP et du médical. Dans ce dernier cas, l’onde principalement étudiée est celle de cisaillement. Elle a la particularité de se propager à faible vitesse (de 1 à 10 m/s) et autorise à des fréquences relativement basses des longueurs d’onde millimétriques. La vitesse de l’onde de cisaillement est proportionnelle à l’élasticité du tissu humain. Cette élasticité, identique à celle ressentie par le médecin lors de la palpation, permet de mieux caractériser l’organe étudié et est souvent reliée à des pathologies telles que le cancer. Dans le cas de l’œil elle pourrait servir d’indicateur à certaines maladies évolutives.

Ces dernières années l’institut Langevin a développé une nouvelle technologie d’imageur ultrasonore sans contact fonctionnant directement dans l’air. La première application de cette technique a été l’étude de la respiration et du battement cardiaque qui engendrent tous deux des mouvements de la surface du corps qui
sont respectivement millimétrique et micrométrique. Ce premier utilise une matrice de 256 transducteurs ultrasonores fonctionnant à une fréquence centrale de 40kHz.

Le but du travail de la thèse proposée est de fabriquer un nouvel imageur ltrasonore sans contact fonctionnant à une fréquence dix fois plus élevée permettant ainsi de suivre non pas des mouvements du thorax mais les mouvements de la surface de l’œil, d’amplitudes sub-micrométriques. Cette thèse se fera en partenariat avec l’Institut de la Vision financée par l’ERC Synergy Helmholtz. L’observation des ondes mécaniques à la surface de la cornée par ce nouvel imageur sans contact devrait permettre d’évaluer l’élasticité de la cornée et de suivre différentes pathologies.

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